Parce que certaines et certains viennent encore ici...

je vous remercie de votre fidélité et je vous prie de pardonner ce vide que je laisse face à vous avec si peu de parution. J'ai cependant une bonne nouvelle : 


comme disent pas mal de personnages dans les films et séries: " on se retrouve de l'autre côté!"

Bonjour cher(e)s lectrices et lecteurs; 

Vous êtes sur une toute nouvelle page de ce site que je refonds encore une fois.

Cette page sera étoffée de façon régulière, j'y poserai chapitre après chapitre les aventures de Terdasil. 

Vous remarquerez des illustrations qui jalonneront certains écrits. Elles sont générées par l'IA , je vous le concède. J'ai dû apprendre à dompter la bête pour agrémenter mes écrits qui eux sont 100% humain. Je n'ai jamais eu l'opportunité d'être accepté par des éditeurs depuis le temps que mes livres sont finalisés donc je vous dépose ceci ici et si parmi vous, quelqu'un se trouve être de ce monde éditorial... qu'il n'hésite pas à se faire connaitre. Les illustrateurs avec qui j'ai dialogué et à qui j'ai fourni des extraits pour voir s'ils seraient interessés par un travail en commun ne m'ont jamais répondu. J'en suis donc venu à me débrouiller par moi-même. Ne maniant pas assez les couleurs pour peindre des portraits de mes personnages, j'ai tenté avec l'IA et le résultat, après de nombreuses corrections pour coller à ce que j'avais en tête, est là... 

Je vous laisse donc découvrir tout ça. 


Bonne lecture. 


Patoch' 

Prologue : Et si demain, tout le monde cohabitait en paix ? Cette idée n'est pas neuve, elle a même déjà vécu. 

Laissez-moi vous expliquer dans le détail où et quand. 




Partie 1 : Le Voyage en solitaire





 Chapitre 1 : De la maison à la ville… 



En des temps immémoriaux et indéfinissables, dans une dimension propre, au sein d'une contrée retirée bien loin de l'œkoumène terrestre, vivait une population qui longtemps a attisé mythes et légendes : les Elfes. Isolé du reste du monde connu par un écran magique jalousement entretenu par les sages pour sauvegarder leur tranquillité, ce peuple était complet et complexe. Mais surtout, il était doté d'une longévité bien au-delà de notre entendement… Les liens s'y mêlaient et s'y démêlaient, les affaires de chacun pouvaient vite prendre un tour important puisque la population se devait d'être régulée. Les jeunes vieillards de 29 000 ans étaient d'office intégrés au conseil des jeunes sages pour y être formés à l'intelligence collective qui prendrait les décisions pour la communauté. Cette année donc, 3 nouvelles recrues intégraient le conseil. De fait, libérant 3 places dans les castes d'âge inférieur. Et ainsi de suite, pour que 3 naissances soient autorisées cette décennie. Et population régulée oblige, 3 sages avérés ayant dépassés les 60 000 ans devraient se porter volontaires pour une élévation d'âme. Tout était réglé, propre et clair dans les esprits. Dans tous les esprits. Sauf peut-être celui de Félanel. La jeune orpheline rebelle qui deviendrait la légende de cette Terre. Vivant bien loin de la capitale des Elfes Blancs, Félanel était une Elfe verte, liée à la nature. Investie de l'esprit de la forêt où elle résidait, sa cabane confortable se nichait au sommet d'un séquoia à feuilles d'if culminant à 115 mètres. (Le jumeau de celui qui vit aujourd'hui dans le parc de Redwood en Californie NDLA) Alors qu'elle descendait agilement de branches en branches pour aller à la rencontre de ses pairs au village forestier d'Erederyn (littéralement le Village entre forêt et montagne) elle eut une vision que Mère Nature lui envoyait. L'interprétation n'était pas aisée, elle ne comprit pas le message de suite. Les images qui lui étaient parvenues semblaient la mettre en scène au côté d'un Elfe Noir en pleine capitale de Craie des Elfes Blancs. Chose tout bonnement improbable. Cela demandait qu'elle y réfléchisse à tête reposée. Pour l'heure, la réunion à laquelle elle était conviée ne pouvait être annulée. Elle respira à pleins poumons la bonne odeur du printemps qui bourgeonnait avec difficulté encore à cette sortie d'Hiver. Gracile comme ceux de son peuple, Félanel était belle. Des traits fins, les grands yeux verts en forme d'amande qu'un trait de charbon rehaussait harmonieusement, les cheveux dorés parsemés de quelques tresses fines, un corps tout en longueur sans courbes trop prononcées, des oreilles pointues qui filaient au travers de sa crinière un peu ébouriffée. Elle portait souvent, et ce jour ne faisait pas exception, une tenue légère. Robe de soie vert feuille que les bombyx lui avaient offerte, petit bustier serré de lin blanc, bracelets de feuilles de houx, couronne de lierres qui ceignait son front pâle où un tatouage de feuille d'érable semblait fait tout en or. Jamais de chaussures ou de sandales qui l'auraient isolée de mère nature. Elle avait avec elle un grand bâton d'Amboine. Mal dégrossi et noueux, il portait en son sein, à deux tiers de sa hauteur, une larme d'ambre où gisait une larve : celle du dernier de tous les dragons, du moins c'était ce que la légende prétendait. Dans le petit sac en bandoulière qu'une amie couturière lui avait confectionné avec de la peau de daim, elle portait de quoi se nourrir pour tout son voyage. Quelques baies rares et énergisantes, quelques glands, des feuilles vitaminées, un peu de viandes séchées qui restait de la chasse de la semaine dernière, de l'eau de roche en flacon et de la sève de séquoia que son « logeur » lui avait conseillé d'emporter avant qu'elle ne parte. Druidesse et herboriste avérée, elle avait pris soin de se munir de son épée de Dalgeria Latifolia dont elle maîtrisait le maniement depuis sa plus tendre enfance. Ce bois dur et très utilisé pour la confection de statue était aussi beau que rare dans ces contrées. Elle avait accroché son épée dans son dos et seul le manche orné de runes puissantes dépassait de son épaule gauche. Ce matin, elle était d'humeur légère. Pourtant la vision lui courait encore dans l'esprit et la perturbait. La Terre n'était jamais claire dans ses évocations. C'était aux visionnaires de la comprendre. Cela s'avérait quelquefois compliqué. Elle avançait dans la forêt d'un pas alerte et vif. Son passage et les quelques caresses qu'elle offrait aux troncs ou arbustes semblaient donner un coup de pouce à la vie de printemps et le vert commençait à s'étendre dans son sillage chassant les traces persistantes de l'hiver qui s'affaiblissait. Une traînée de couleur qui coulait doucement alentour comme une peinture liquide laisserait sa marque sur une toile de maître. Arrivant à l'orée de son « domaine », elle regarda bien loin devant elle. Le chemin droit vers le Nord-Est qui menait à « la cité de Bois », c'était ainsi qu'on surnommait Erederyn quand on y avait fait au moins un passage. Elle n'était pas sortie de sa forêt de tout l'hiver, les provisions lui ayant permis de vivre au sommet de son ami Séquoia pendant toute la saison froide. La chasse de la semaine dernière pour seule excursion dans la neige. Elle n'avait pas eu l'occasion de remonter en ville depuis bien longtemps. Presque trois longues décennies en fait. Elle avançait sur la route plate au milieu des champs en friche. Au loin, à une petite vingtaine de kilomètres, la Tour Centrale de la ville luisait de sa carapace de neige comme pour lui indiquer le chemin. Alors qu'elle allait poser son bâton au sol pour s'appuyer et franchir un trou où la neige persistait à refroidir la terre, elle manqua écraser quelque chose. Que fais-tu ici, toi ? Tout seul ? Tu vas prendre froid. Un poussin, bien jaune et duveteux gisait à trois centimètres de la flaque gelée. Elle le prit dans les mains déposant son Amboine au sol. Sa chaleur se dispersa dans l'oisillon qui sembla plus qu'heureux de se sentir enfin revivre.-- C'est que… ma mère a été enlevée par un gros oiseau pas beau ! Je… Je crois qu'il l'a mangée ! La nature est ainsi faite mon ami ! Pour ta mère, je ne peux rien. Mais toi… je te protégerai. Et ce faisant, elle le plaça dans sa poche de gilet et sortant sa lame, elle creusa le sol pour en sortir quelques vers qu'elle plaça au même endroit afin que le petit rescapé puisse se nourrir tandis qu'elle reprenait la route.-- As-tu un nom ? Pas encore… Je pense que je vais t'appeler Piou, simplement. Cela te convient ? Pas de réponse. Bien au chaud dans sa poche, le petit poussin était en pleine dégustation d'un Lombric qui semblait fermement décidé à ne pas se laisser avaler du premier coup. Le tissu gonflait sous les assauts du poussin et il finit par se calmer. Elle en conclut que le volatile avait gagné son repas. Elle répéta sa question, plus pour la forme que pour obtenir un véritable accord de sa part. Le sauvé acquiesça et Félanel se dirigea à plus belle allure encore vers la Cité de Bois et la suite de sa vie… le poussin Piou bien lové dans son gilet. Il ne fallut que deux heures à l'Elfe Verte pour atteindre le dernier monticule qui la séparait de la ville où elle était attendue. Stoppant sa progression au sommet, elle embrassa du regard le décor qui s'offrait à elle. Une large enceinte quasi-circulaire en bois sombre, les toitures qui en dépassaient étaient plus claires et une tour gigantesque à l'extrémité Nord trônait de toute la splendeur de son bois noble. Une seule entrée et deux sentinelles massives repérables de loin, enfin pour une druidesse aux yeux excellents comme les siens. Elle sortit le poussin de sa poche et le posa devant elle, dénichant encore deux ou trois vers à lui donner. Puis, elle s'assit en lisière du chemin pour une petite collation. Certes le message que le condor avait porté indiquait une certaine urgence et demandait de la ponctualité mais le jour était encore jeune et une petite pause ne pourrait pas changer le monde. Elle sortit une des tranches de viande séchée qu'elle déballa délicatement prenant soin de ne pas abîmer les feuilles d'If qui les gardaient à l'abri de l'air et de la lumière. Une rasade d'eau de roche et elle était prête à entrer en ville. Mais un petit mouvement rapide dans le fourré derrière elle attira son attention. Elle se retourna pour en identifier l'origine. Juste quelques poils qui dépassaient mais elle savait.-- Tramouki ! Sors de là ! Pff ! C'est pas drôle, j'y arrive jamais. Je te rappelle que tu es mon furet depuis plus de 50 ans maintenant. Je commence à te connaître… Et je sais aussi que si je te demande de rester à la Hutte, tu vas forcément faire le contraire… Je me demandais juste à quel moment je pourrai enfin te voir me sauter dessus pour faire la route ensemble. ---- Je sais pas rester loin de toi. C'est pas ma faute. Et puis cette réunion me dit rien qui vaille. T'as déjà vu ça, toi ? Convoquer les gens par Condor ? Mais où va-t-on ? Nous allons à Erederyn ! Tu verras que tout se passera bien. Je ne suis pas inquiète. Et tu ne devrais pas l'être, non plus ! Si tu le dis ! Allez, grimpe ! Saisissant le long animal aux poils brun clair au niveau du ventre, elle le plaça sur son épaule et il s'enroula immédiatement autour de son cou. Elle remit Piou dans sa poche et lui tapota la tête pour le rassurer.-- Ne panique pas, Tramouki est mon ami, il ne te fera jamais aucun mal. Pas vrai Tramouki ? Pour sûr ! enfin… Dis donc ! Arrête de jouer les gros durs, tu vas vraiment l'effrayer. Ils rirent ensemble, bientôt suivis par Piou, un peu intimidé tout de même. Et Félanel se remit à marcher. Laissant derrière elle, sur le côté du chemin, une large bande de terre verte où poussaient les fleurs sauvages. Le bandeau de terre inculte qui servait de chemin pour accéder à la ville se déroulait sous ses pas et la Cité de Bois se dessinait plus nettement à chaque enjambée. Depuis son dernier voyage ici, il y a vingt-neuf ans et quelques mois, le visage de la capitale des Elfes Verts avait évolué, sans pour autant opérer de changement radical. Lors de sa dernière visite, elle avait remarqué des bâtiments en construction. Ils étaient finis depuis longtemps désormais et les patines commençaient à laisser des traces réclamant des soins prochains. Le printemps qu'elle aidait à venir bousculerait les habitudes hivernales et aiderait les Elfes à entamer les travaux de réfection des extérieurs. Elle arriva devant le poste de guet et les gardiens la reconnaissant la saluèrent bien bas. Puis l'un des deux fila à l'allure caractéristique des Elfes pour prévenir la Royauté de son arrivée. Visiblement, elle était très attendue

Patoch' écrit
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